De juin à octobre, profitez de la saison des baleines pour les observer dans leur milieu naturel depuis l’île de la Réunion.

Jusque en 2008, à peine une dizaine de ces cétacés était repéré chaque hiver austral à la Réunion. Depuis le nombre d’observations ne cesse d’augmenter. Jusqu’à 120 ces dernières saisons.

La raison ? Décimées dans les années 50/60, les baleines à bosses ne sont plus chassées dans ce secteur sud-ouest de l’hémisphère sud.

Conséquence : elles sont de retour au large de Maurice, des Seychelles, de Mayotte, de Madagascar et… de La Réunion. Les premiers mammifères sont signalés avec le début de l’hiver austral (la saison fraîche). Fin mai, début juin. Ils viennent s’accoupler, donner naissance l’année suivante à leur baleineau qui a besoin de chaleur.

En octobre, voire novembre pour les retardataires, alors que la température de l’océan Indien remonte, ils repartent 6000 km plus au sud à une vitesse de 8 km/h vers l’Antarctique et ses eaux froides où ils se nourrissent.

Huit mois plus tard, après avoir englouti d’énormes quantités de plancton, ils sont de retour. Parfois très près du rivage.

Il n’est pas rare d’en voir longeant au plus près la barrière du lagon de l’Ermitage, évoluant non loin du port de Saint-Gilles ou immédiatement à côté des spots de surf. Un spectacle étonnant et grandiose.

La Réunion aime ses baleines, leurs chants, leur grâce, leur ballet aquatique exceptionnel, leur aileron caudal qui frappe la surface de la mer dans un flot d’écume, leur souffle puissant qui provoque des jets d’eau de 4 m de hauteur, la parade des mâles au moment des amours, le baleineau collé à sa mère…

Les premiers signalements, annoncés immédiatement à la radio par des auditeurs, provoquent cohues et embouteillages sur toute la côte Ouest. Barachois de Saint-Denis, route du littoral, Cap La Houssaye, Saint-Leu, Saint-Pierre… La baleine à bosse qui peut atteindre une vingtaine de mètres avec son dos noir ou bleu et son ventre blanc, est l’espèce la plus fréquemment observée, principalement à hauteur de Saint-Gilles et de Saint-Leu.

Mais plusieurs sortes de rorquals et de cachalots (parfois plus grands et bien plus lourds que la baleine à bosse) sont aussi régulièrement aperçues.

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Crédit IRT/Eric Lamblin

L’engouement pour les cétacés est tel et si récent qu’il a fini par interpeller pouvoirs publics et associations réunionnaises. Globice et Abyss notamment. Car en pleine saison, il arrivait que plusieurs dizaines de bateaux se regroupent dangereusement autour d’un cétacé signalé.

Afin de contrôler cette manne touristique, notamment à la Réunion, une charte de bonne conduite a été rédigée. Elle permet de gérer la ruée vers les baleines, éviter qu’elles ne s’enfuient et mieux assurer leur sécurité comme celle du public chaque année plus nombreux à embarquer sur les bateaux depuis Saint-Gilles ou Saint-Pierre (voir offices de tourisme).

Elle fixe notamment des règles d’approche pour observer ces grands mammifères marins et prévoit sanctions et amendes pour les professionnels ou les propriétaires de vedettes ou de voiliers qui ne les respecteraient pas.

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Découvrez également l’aquarium ou la ferme des tortues de la Réunion

L’aquarium de la Réunion :

Les cétacés ne monopolisent pas les eaux réunionnaises. L’aquarium de la Réunion, présente 500 espèces de poissons marins regroupés dans une quinzaine d’aquariums. Une visite au frais, idéale pour les enfants après un bon bain. A signaler, le film retraçant la découverte d’espèces de crustacés et de poissons jusqu’alors inconnues, remontées des abysses après l’éruption volcanique de 2007 au large de Sainte-Rose. L’Aquarium est situé au port de plaisance de Saint-Gilles, en face de la plage familiale des Roches-Noires. A 30 min de Saint-Denis en voiture, et à deux pas du lagon de l’Ermitage et de Boucan-Canot (Tél : 02 62 33 44 00).

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Crédit IRT/M.Devienne

La ferme tortues à la Réunion :

La ferme Kelonia propose une découverte aussi complète que pédagogique des différentes espèces de tortues, de leur environnement, de leur mode de vie, de leur rapport à l’homme et de l’usage commercial qui en a longtemps été fait. Cet observatoire accueille aussi une unité de recherche sur les soins à apporter aux tortues marines blessées par une morsure de requin, un filet de pêche, l’hameçon d’un pêcheur… Soignées, elles sont ensuite relâchées et équipées d’une balise. Une bonne façon d’en savoir un peu plus sur leur migration.La ferme Kelonia est situé à l’entrée de Saint-Leu sur la droite en bordure du lagon lorsque vous arrivez de Saint-Gilles (Tél : 02 62 34 81 10).

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Crédit IRT/G.Barathieud

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